Le Compendium

Grand microscope à niche L. Chevalier et Fils

Ce modèle "à niche" ou "à tambour" date du milieu du 19ème siècle - Hauteur 26,5 cm ; réglage par crémaillère ; grand miroir concave ; disque diaphragme à 5 diamètres ; valets de maintien des préparations.

L CHEVALIER et Fils
Opticiens Quai de l'horloge
65 à Paris

Coffret en acajou. Dimensions : 29 x 11 x 10 cm. Le microscope est numéroté "5"

Préparations microscopiques réalisées par Charles Bourgogne, Bourgogne Frères, Bourgogne & Alliot. Dans son "Traité entomologique et pathologique de la gale de l'homme" écrit en 1852, H. Bourguignon évoque "M. Bourgogne, préparateur": il fait peut être allusion à Joseph Bourgogne. L'Atelier "Bourgogne Frères" à Paris, spécialisé dans les  préparations d'anatomie animale et végétale, est men-tionné dans le Catalogue de l'Exposition Universelle de 1862 à Londres.

Sans doute la plus ancienne des préparations présentes dans le coffret du microscope : "cheveux divers". Elle  est signée Joseph Bourgogne La photo qui suit, détail de la précédente, n'est pas obtenue à travers le microscope mais avec l'appareil photographique en position macro

Dans "L'ETUDIANT MICROGRAPHE" (édition de 1882), l'auteur Arthur CHEVALIER, qui appartenait à la même grande famille que Louis CHEVALIER, présente l'opticien travaillant sur le tour. On peut voir les verres circulaires qui vont être usés par l'émeri jusqu'à obtention des lentilles entrant dans la fabrication des microscopes.

"Comme le représente la figure 42, le tour d'opticien se compose d'une table solide que l'on construit ordinairement en noyer. Sur la gauche de la table se trouve un arbre vertical, maintenu dans des collets et terminé par une pointe qui pivote dans une pièce placée ad hoc. A cet arbre se trouve fixé un volant, et à son extrémité supérieure une pièce de fer placée horizontalement reçoit une poignée de bois.
Sur la droite du tour se trouve un arbre semblable au précédent et muni d'une poulie. Le volant et la poulie sont réunis par une corde de cuir. L'arbre à poulie reçoit l'outil. En faisant mouvoir l'arbre de gauche sur son pivot, on obtient nécessairement un mouvement circulaire qui entraine l'outil. Si la main, maintenue par un support, présente le verre à la surface de l'outil, qui lui-même a reçu un corps usant (émeri), on se rend compte des effets qui se produisent."

"La courbure s'obtient en usant le verre avec de l'émeri mouillé sur des calottes ou dans des bassins de cuivre. L'outil représenté (fig. 39) se nomme le bassin ; celui (fig. 40), la balle. On comprendra tout de suite que le bassin sert à faire des verres bombés ou convexes, et la balle les verres creux ou concaves."

L'ÉTUDIANT MICROGRAPHE
TRAITÉ THÉORIQUE ET PRATIQUE
DU MICROSCOPE ET DES PRÉPARATIONS

par le Dr ARTHUR CHEVALIER

3ème édition - PARIS - 1882

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